Un adulte porte en lui environ 80 milligrammes de cuivre, et pas une particule ne flotte à l'état libre. Ulexitfeld retrace les protéines dans lesquelles ce métal est inséré avant que quoi que ce soit ne puisse s'en faire.
Vers la partie de référenceLe cuivre fait partie des oligo-éléments que l'être humain absorbe en très petites quantités et élimine avec le même soin. La quantité totale présente dans le corps avoisine 80 milligrammes — moins que le poids d'une boîte d'allumettes. Il n'existe pourtant presque aucune cellule de l'organisme où cet élément soit absent.
Ce n'est pas tant la quantité qui frappe que la manière dont elle est gérée. Un ion cuivre circulant librement dans une cellule pourrait endommager les molécules qu'il rencontrerait au hasard. L'organisme évite systématiquement cette situation : dès son absorption dans l'intestin grêle, l'ion passe d'une protéine de transport à la suivante. Entre la paroi intestinale, le foie, le plasma sanguin et la cellule cible, il n'existe aucun segment où il serait laissé à lui-même.
Au bout de cette chaîne se trouve toujours une enzyme. Le cuivre n'est pas un matériau que l'on stockerait quelque part, mais une pièce qui vient s'insérer dans une structure protéique achevée. L'enzyme ne peut qu'alors accomplir la réaction pour laquelle elle a été construite. Ce sont précisément ces enzymes qui sous-tendent les allégations que l'Union européenne a autorisées pour le cuivre.
Les trois allégations relatives au cuivre autorisées dans l'Union européenne et abordées sur cette page se rattachent chacune à une protéine. Ces trois protéines siègent en trois endroits totalement distincts : l'une dans une membrane au plus profond de la cellule, l'autre dans une minuscule vésicule à l'extrémité d'une fibre nerveuse, la troisième entièrement hors de la cellule, dans le tissu. Qu'un seul élément soit requis en des points aussi différents tient à sa chimie : le cuivre peut capter puis céder un électron sans quitter sa place.
Les mitochondries renferment une membrane interne fortement repliée, dans laquelle quatre grands complexes protéiques sont disposés en série. Le dernier d'entre eux, la cytochrome c oxydase, porte au total trois atomes de cuivre répartis sur deux sites de liaison distincts. L'un reçoit les électrons, l'autre les transmet à l'oxygène. De cet oxygène et de deux noyaux d'hydrogène naît alors de l'eau.
Cette étape clôt un processus qui commence avec les nutriments du repas. Les électrons soustraits aux glucides, aux lipides et aux protéines aboutissent ici. Sans accepteur final, toute la chaîne s'arrêterait.
Les cellules nerveuses déposent leurs messagers dans de petites vésicules entourées d'une membrane, jusqu'à ce qu'un signal en déclenche la libération. Dans une partie de ces vésicules siège la dopamine-β-hydroxylase, une enzyme à cuivre. Elle fixe un groupe hydroxyle sur la dopamine et en fait de la noradrénaline — un second messager doté de son propre domaine d'action.
La transformation n'a donc pas lieu quelque part dans la cellule, mais déjà dans le contenant d'où la substance sera ensuite libérée. Outre l'atome de cuivre, y participent la vitamine C comme donneur d'électrons et l'oxygène moléculaire.
Le collagène et l'élastine sont fabriqués dans la cellule, mais n'y servent encore à rien. Ce n'est qu'une fois les fibres excrétées et juxtaposées dans l'espace intercellulaire qu'elles sont reliées entre elles. Cette liaison est assurée par la lysyl oxydase, une enzyme qui porte elle aussi un atome de cuivre et qui travaille expressément hors de la cellule.
De nombreuses fibres isolées naît ainsi un réseau continu. Tendons, parois vasculaires, peau et cartilage en tirent leur résistance à la traction et leur élasticité de rappel. Le processus s'étale sur des mois, car le tissu se renouvelle en permanence.
Chacune des formulations ci-dessous est reprise mot pour mot de la liste des allégations autorisées. Rien n'y peut être modifié — pas même au profit d'une tournure plus élégante.
L'énergie utilisable que le corps tire d'un repas se forme très majoritairement dans les mitochondries. La cytochrome c oxydase y constitue le point d'arrivée : elle cède à l'oxygène inspiré les électrons collectés. Trois atomes de cuivre, répartis sur deux sites de liaison, participent à ce transfert. Près de 90 pour cent de l'oxygène absorbé est consommé à ce seul endroit.
La noradrénaline ne se forme pas dans le corps cellulaire, mais dans la vésicule d'où elle sera ensuite libérée. Une enzyme à cuivre s'en charge, en ajoutant un unique groupe hydroxyle à la dopamine.
Les fibres de collagène et d'élastine ne sont reliées entre elles que dans l'espace intercellulaire. La lysyl oxydase, elle aussi enzyme à cuivre, établit ces pontages transversaux et transforme des brins épars en une trame portante.
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